Un coup du
sort : de Griffes et de Sang
Auteur : Chris
Titre : Un coup du sort de Griffes
et de Sang
Série : Harry Potter (livres 1-4)
Déclaration : Je n’ai pas les droits
sinon je vous jure le tome 5 ne serait pas ce qu’il est !!
Chris un rien en rogne contre l’auteur,, et surtout toute triste
Genre : longue fic ;;
sentimentale mais pas sûre ; ;
Couple : Sirius Black X Severus
Rogue (enfin Snape, je préfère Snape d’ailleurs) mon couple fétiche ^^
Neville X Hermione. Harry X Ginny. Draco X Ron. Seamus X Kôji.
Dédicace: Pour mes lecteurs !!
Merci à vous toutes et à tous ^^ Vous êtes adorables !!
PS : Je suis désolée d’être si
longue… Ce n’est pas les idées qui me manquent mais le temps.
Russard n’avait pas trouvé Albus Dumbledore dans ses
appartements.
Jugeant la situation pas aussi grave que lui avait dit ce
Sirius Black, il s’apprêtait à repartir faire sa ronde quand le maître de
Pouldard surgit devant lui avec quelques cerbères.
Miss Teigne, sa chatte, feula et eut le poil hérissée.
Sa brave bête n’aimait pas ces étrangers.
Comme Russard la comprenait !
Ces êtres étaient affreux à voir avec leur peau bleue nuit
et leurs petites cornes sur la tête.
Ils devaient avoir le cœur aussi noir que leur apparence.
Pour une raison inconnue de lui, le vieux magicien leur
faisait confiance.
Il soupçonnait depuis longtemps sa folie.
Il protégeait trop de personnes qui vivaient en dehors des
limites : Hagrid, le semi-géant ; Sirius Black, le meurtrier et
l’évadé d’Azkaban ; ces êtres terrifiants et bien d’autres encore…
Russard se demandait parfois si ces personnes n’avaient pas
fait un lavage de cerveau à l’estimé magicien car franchement, il était bien
trop gentil et serviable !
« Oui Russard ? » fit Albus en interrompant
les sombres pensées du concierge de l’école de magie. « Vous vouliez me
voir ? »
L’homme tripota ses mains nerveusement.
Ses cheveux filasses et sales pendaient sur son sombre
visage.
Russard n’avait jamais eu un air engageant mais à la lueur
des bougies, il paraissait sinistre et renfrogné.
Albus comprenait que les élèves n’osent pas l’approcher.
Très certainement, ils le redoutaient et il les comprenait.
Néanmoins, il faisait du bon boulot.
« C’est à dire que monsieur… » commença t-il en
bégayant.
La proximité le rendait nerveux et il se tenait sur ses
gardes.
Pourquoi avait-il écouté Black ?
Madame Pomfresh le lui avait demandé, elle aussi sinon,
jamais il ne serait venu voir le directeur de l’établissement, son supérieur.
Albus l’observa patiemment.
Les cerbères le regardaient avec attention même s’il était
impossible de déchiffrer l’expression de leurs yeux dorés et immobiles comme
ceux d’un serpent.
Il allait parler quand il observa un changement chez les
cerbères.
Leurs courtes oreilles pointues se dressèrent comme à
l’affût.
Leur nez se retroussa et ils humèrent l’air comme un chien
respire un bon repas.
Leurs yeux se plissèrent.
Ils se regardèrent comme s’ils communiquaient par la pensée.
Russard ne se souvenait pas avoir retenu beaucoup de choses
sur les gardiens des cerbères à la peau bleue nuit.
Il lui semblait cependant avoir entendu dire par Hagrid –
mais quel crédit accorder à cet homme ? – que ces créatures intelligentes
avaient plus d’un tour dans leur sac.
Il avait dit autre chose à propos des pouvoirs conférés par
les cornes qu’ils avaient sur la tête et qui leur permettait d’utiliser
certains pouvoirs magiques.
Ceci lui avait parut tellement absurde qu’il n’avait pas
fini d’écouter et qu’il s’était éloigné.
Comme il le regrettait maintenant !
« Du sang… » dit l’un de ces horribles monstres
bleus – comment Dumbeldore pouvait-il passer du temps en leur compagnie ?
– « Cela sent le sang… »
La voix rauque semblait venir d’outre-tombe.
« Russard, dites-moi pourquoi vous êtes
venus ! » le pressa le vieil homme. « Nous n’avons pas beaucoup
de temps. »
Le concierge semblait perdu.
Pourquoi un tel empressement si soudain ?
« Russard ! » gronda Albus alors que dehors
les cerbères commencèrent à hurler à la mort.
Les gardiens se regardèrent.
Que se passait-il ?
Les évènements devaient être graves pour que les chiens à
trois têtes hurlent ainsi !
Russard décida de se jeter à l’eau.
Jamais il n’avait vu une telle inquiétude se refléter dans
les yeux du magicien.
« Professeur, j’ai rencontré Madame Pomfresh et le
professeur Black dans les couloirs de Pouldard… » commença l’homme
nerveux.
Le magicien se tourna vers lui, le fixant et l’écoutant avec
une grande attention.
« Oui. Où allait-il ? Que vous ont-ils
dit ? » demanda Albus.
« Ils courraient dans le couloir. » dit le
concierge avec un signe de réprobation nette. « Quelque part près du
quartier des élèves de Poutsouffle. Ils m’ont demande d’aller vous
prévenir. »
« De me prévenir ? » demanda l’homme avec
inquiétude. « Qu’est-ce qu’ils vous dit exactement, Russard ? »
« Ils m’ont dit de vous avertir qu’il y avait un grand
danger qui régnait dans l’école et qu’il fallait agir… » déballa en
vitesse Russard.
Dumbeldore fixa les gardiens qui hochèrent la tête.
Ils partirent tous sauf l’un d’entre eux qui resta aux côtés
du vieil homme.
« Ainsi, l’heure est grave. » conclu t-il
sombrement.
Sa voix d’outre tombe fit frissonner le concierge qui ne
réalisait pas vraiment ce qui se passait.
Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond et
d’inquiétant ici.
« Russard, allez réveiller tous les professeurs, je
veux les voir immédiatement dans mon bureau ! » ordonna Albus d’une
voix blanche mais ferme.
Le concierge détalla en courant alors que l’homme
s’effondrait sur son siège.
Les évènements étaient graves.
Il fallait agir même s’il ignorait que faire.
Pouldard – Chambre des
Poufsouffle
L’énorme bête les regardait d’un air mauvais.
Sa bave verte dégoulinait en laissant des trous sur le
plancher comme sur le tissu.
A cette allure, il faudrait tout refaire dans cette chambre.
Tous les meubles avaient été réduits en fétus comme s’il en
s’était agi que de paille ou de brins d’herbe.
Severus et Sirius avaient compris que cette créature
intelligente leur donnerait bien du fil à retordre.
Le bouclier était tombé, brisé comme s’il n’avait jamais eu
d’utilité.
La force de ce monstre était incroyable !
Comment faire pour le contrer ?
Sirius se plaça devant Severus qui s’était laissé tomber à
terre, épuisé.
L’animagus lança un sort qui rebondit sur la créature.
L’attaque eut autant d’effet que la piqûre d’un moustique.
Black ne fuirait pas.
Pour ça, non !
Il attirait la honte sur sa famille s’il agissait de la
sorte.
De plus, un Gryffondor ne fuyait et ne reculait jamais
devant le danger !
Il y avait les élèves à protéger…
Harry comptait sur lui, il était son parrain, une sorte de
second père pour lui…
Et puis, il y avait Severus.
Hors de question de l’abandonner à une mort certaine !
Il n’avait pas dit son dernier mot.
La créature siffla et ouvrit sa mâchoire d’où s’échappât une
odeur nauséabonde et écœurante.
Sirius savait que la mort l’attendait très certainement s’il
ne réagissait pas.
Ses mains tremblaient et il sentait la sueur qui coulait le
long de son visage.
Il avait peur et il le savait.
Son corps lui faisait ressentir son impuissance.
Son ventre noué lui rappelait sa sourde angoisse.
Il repensa à ses jours à la prison d’Azkaban.
Il avait failli devenir fou à cause des Détraqueurs.
Albus et certains magiciens lui avaient donné une chance, il
fallait qu’il se montre digne se leur confiance.
Il n’y avait plus que lui pour lutter.
Il savait que Severus était épuisé.
Son tatouage devait le lancer terriblement et l’empêcher
d’agir comme il l’aurait souhaité.
Le maître des potions avait vaillamment lutté.
C’était maintenant à son tour !
Il s’était promis de le protéger, il lui avait fait tant de
mal.
Le moment était venu de réparer ses tords !
Sirius se redressa, la créature les observait en tournant
autour de d’eux mais ne les avait pas attaqué.
Il lança à nouveau un sort de protection autour de Severus,
il fallait qu’il se repose.
Il se transforma aussitôt en chien et attaquant la bête par
derrière pour lui mordre la queue.
Padfoot venait de planter violemment sa mâchoire sur le
monstre.
Celui-ci réagit par un hurlement de douleur.
Il essaye de se tourner mais le chien de maintenait hors de
sa vision sans cesser une seconde de mordre.
Il déchiquetait la chair du monstre avec ses canines.
La gueule pleine de sang, il ressentait aussi la douleur du
poison que contenait le corps de son adversaire.
Tout chien qu’il était devenu, il savait qu’il devait
résister à la douleur.
Cette chose était néfaste et maléfique.
Sous sa forme de chien, il ignorait la peur et le danger.
Il avait confiance en ses capacités et agissait.
Il mordait et attaquait.
La créature grognait et hurlait de douleur.
Elle essayait d’attraper cette petite créature qui lui
faisait tant de mal mais elle ne cessait de bouger et il ne pouvait rien
faire ! !
Le maître des potions avait avalé une potion de guérissions et
une autre de récupération.
Leurs effets ne seraient que temporaires mais c’était mieux
que rien.
Il observait Sirius sous sa forme de chien qui ne cessait
d’attaquer l’arrière de la créature et de lui infliger de rudes coups sans que
celle-ci puisse répliquer.
Snape admira le courage de son collègue.
Il n’avait pas froid aux yeux !
Il était encore trop faible pour agir.
Il gardait ses forces car il savait que tôt ou tard, il
faudrait qu’il agisse.
Soudain, la créature commença à attaquer Severus.
Étant dans l’incapacité de se débarrasser pour l’instant de
cette encombrante créature, il décida de reporter son attention sur l’homme à
terre, visiblement épuisé.
Une fois ce puissant adversaire éliminé, il pourrait
s’occuper du chien !
Le monstre se rua sur Severus stupéfait.
Le bouclier de Sirius tient bon pour cette fois.
Snape savait parfaitement qu’il ne tiendrait pas longtemps.
Il maudit sa faiblesse.
Incapable de se lever pour l’instant, il ressaisit sa
baguette et se tint prêt.
Alors que le monstre attaquait à nouveau, Padfoot
s’interposa entre le maître des potions et le monstre géant.
Elle essaya de le chasse de ses puissantes pattes velues
mais ne rencontra que le vide.
Le chien fit un écart et en profita pour grimper le long de
son épaule pour mordre le cou.
La créature hurla de douleur.
***** *****
***** *****
Un hurlement se fit distinctement entendre dans tout le
château.
Albus avait réuni les professeurs dans son bureau.
Seuls manquaient à l’appel le professeur de transformation et
le chef des Gryffondors, Minerva Mac Gonagall ; l’infirmière
Pomfresh ; le professeur des potions, Severus Snape ; Cécilia Grant,
le professeur des arts divinatoires et le professeur de défense contre les
forces du mal, Sirius Black.
Dumbeldore se doutait qu’ils devaient déjà être sur les
lieux.
C’était son rôle à lui de tout organiser et de superviser
avant de joindre les lieux de la bataille et d’en découdre.
Le cri fit sursauter les dits professeurs, Albus et le
gardien se contentèrent de se regarder.
Le vieux magicien à la longue barbe blanche se leva.
« L’heure est grave mes amis. Pouldard doit faire face
à un péril sans nul autre pareil. Je vais vous demander votre aide… »
déclara t-il.
Il assigna les rôles. Il chargea la plupart des professeurs
de surveiller chacun des trois maisons qu’il savait pour l’instant
épargnées : Gryffondor, Serdaigle et Serpentard.
Il fallait interdire à tout élève de sortir des appartements
tant que le calme ne serait pas revenu et le monstre chassé, voire tué.
Il fallait aussi que les professeurs se tiennent prêts à
évacuer les autres élèves si jamais tout cela tournait à la catastrophe.
Albus espérait qu’on n'en viendrait pas là.
Les professeurs et lui seraient en contact permanent grâce à
un sort.
Ils pourraient communiquer en temps réel et ainsi agir de
façon plus efficace.
Une fois les instructions données, ils partirent assurer la
défense des élèves.
Albus se leva.
Il allait voir ce qui se passait.
Il savait grâce aux gardiens que le quartier avoisinant
Poutsouffle était rempli de cette substance verte et corrosive.
Les couloirs étaient presque impraticables.
Les gardiens l’avaient rassuré en affirmant que les élèves
de la maison étaient tous à l’infirmerie.
Ils étaient en mauvais état mais au moins ils étaient sains et
saufs !
Minerva, Cécilia, Severus et Sirius devaient lutter coude à
coude contre le monstre.
Vu le hurlement inhumain, la bataille faisait rage et ils
semblaient se débrouiller.
Les dehors de Pouldard étaient calmes, les cerbères
n’avaient rien remarqué à l’extérieur.
Le monstre était à l’intérieur et c’était de là d’où il
venait.
C’est cette dernière révélation qui inquiéta le plus le
vieux professeur.
Comment était-il rentré ?
Dumbledore savait qu’il existait de nombreux passages
secrets menant au château de Pouldard.
Les Maraudeurs avaient tenté d’ailleurs d’en établir une
carte.
Cependant, il y avait fait mettre des gardiens aux alentours
afin de surveiller les portes d’entrée comme celle de sortie.
Même une fourmi aurait eu du mal à y passer.
Bien sûr, ils pouvaient s’être trompés et avoir laisser
passer quelqu’un.
Il savait le flair des cerbères infaillibles.
De plus, la créature devait être impressionnante, vu les
quelques traces qu’elle avait laissées lors de ses précédentes visites :
sang, bave verte corrosive, morsures et griffures…
Le vieux magicien à la longue barbe blanche avait du mal à
imaginer que ce monstre qui semait la terreur à Pouldard ait pu s’introduire
sans qu’aucun des gardiens ne la voient et sans que l’un des cerbères la sente.
Il ne restait plus qu’une possibilité…
Jamais le vieux magicien ne l’avait imaginé.
Il n’y avait pas pensé.
Il avait toujours imaginé que cette chose venait de
l’extérieur à la recherche de proies pour les dévorer dans la solitude de la
forêt.
Mais ce n’était pas le cas !
La situation était d’autant plus préoccupante !
La créature était grande : les éraflures au plafond
attestaient de sa taille.
Albus avait du mal à imaginer qu’elle se terrait caché dans
un endroit à l’intérieur du château.
Quelqu’un aurait forcément fini par la remarquer.
Etait-ce une expérience d’un professeur ou bien d’un
élève ?
Au vu de la gravité des évènements, il imaginait mal cette
cause.
Il ne savait pas ce que c’était ni comment cette chose était
venu ici.
Cependant, il était persuadé d’une chose : c’était son
devoir de la chasser de cet endroit à tout jamais.
Dumbledore se leva, résolu et partit en direction des
appartements des Poutsouffle à grandes enjambées, avec à ses côtés, l’un des
gardiens.
***** *****
***** *****
Mac Gonagall et les élèves se dirigèrent vers l’origine de
ce cri.
Ils approchaient de la chambre des Poutsouffle en prenant
l’un des escaliers mobiles de Pouldard.
Les fantômes semblaient avoir déserté cette partie du
château.
En règle générale, les élèves les voyaient tous les jours et
tout le temps à Pouldard sauf pendant les cours.
Pour une fois, il n’y avait pas âme qui vive et aucun
esprit.
Qui pouvait bien avoir crié ?
Ils remarquèrent aussi que la plupart des personnages qui
habitaient à l’intérieur de tableaux semblaient les avoir déserté et être parti
on ne savait où.
Harry montra l’une des toiles à ses compagnons présents.
Celle-ci avait été attaquée par une étrange substance verte
que Minerva reconnut tout de suite comme appartenant à la créature qui faisait
régner la terreur à Pouldard.
Ainsi, elle devait être proche car la substance corrosive
n’avait pas eu le temps de sécher.
« Que personne ne touche à cette toile ! »
ordonna la vieille femme d’un ton autoritaire.
Devant l’air surpris, angoissé et interrogateur de ses
élèves, elle décida de leur donner des informations.
Elles leur seraient utiles.
De plus, ils étaient suffisamment impliqués, bien qu’à son
grand regret, dans cette effroyable histoire.
« Dans ce château, à Pouldard même… » commença
t-elle d’une voix étranglée par l’émotion. « Il y a une chose dont nous
ignorons tout qui sème la terreur et la destruction. »
Elle montra la substance verte.
« D’après Severus, cette chose verte est sa bave. Elle
fait énormément de dégâts et il ne faut pas la toucher car cela vous
brûlerait… »
Le jeune Potter tourna ses yeux émeraude vers son
professeur.
« Qui a crié dans ce cas là ? » interrogea
t-il.
Ginny, Hermione, Neville et Ron hochèrent la tête voulant en
savoir plus.
Draco observait les environs essayant d’en savoir plus.
Il comprenait les réticences de son professeur à leur
expliquer que cette chose se trouvait ici et qu’ils avaient été dans
l’incapacité de la tuer ou de la faire fuir.
Tout Malefoy qu’il était et malgré ses connaissances de la
magie noire, il ne se souvenait pas avoir entendu parler d’un sort procurant
ses effets ni d’une telle créature.
« Il s’agit sûrement du portrait. » répondit leur
professeur. « Elle a disparu et la toile continue lentement à la
consommer. La douleur a dû être terrible. »
En effet, le tableau, qui d’après ce qu’il en restait devait
représenter un champ de coquelicot, continuait lentement à se désagréger.
Son habitant avait fui les lieux.
« Ainsi, cette chose est ici madame ? »
demanda Hermione.
« J’en ai bien peur. » avoua le professeur entre
deux souffles. « Je ne serais que vous recommander la plus grande
prudence. Inutile de vous mesurer à un adversaire plus fort que vous. Vous
serez des poids plus qu’autre chose, compris ? » termina t-elle
sèchement trahissant ainsi son inquiétude.
Tous les élèves rassemblés donnèrent leur parole en hochant
la tête.
« Continuons, alors. » proposa la femme.
Ils repartirent.
Plus ils avançaient, plus leur inquiétude grandissait :
les couloirs étaient désertés de toute vie, les meubles, tapisseries et
tableaux avaient été sans aucune exception détruit.
L’impression de mort et de terreur dominait la scène.
Les jeunes adolescents se rapprochèrent les uns des autres,
cherchant réconfort dans cette proximité.
Ils avaient peur.
Sans comprendre vraiment ce qui se passait, ce qu’il voyait
les effrayait plus que tout.
Qui semait ce carnage ? Dans quel but ?
Même Harry qui avait déjà eu à faire avec Voldemort ne se
souvenait pas avoir vu un tel spectacle.
Pourtant il sentait bien que le mage noir était bien
derrière tout cela.
Il devait tirer les ficelles quelque part derrière afin de
prendre d’assaut le château, bastion de Dumbledore qui luttait ardemment contre
ses activités.
Harry était sûr que celui dont on ne doit pas prononcer le
nom était derrière ces agissements.
Tapis dans l’ombre, il manipulait les gens afin d’arriver à
ses buts.
Il ne pouvait pas agir en personne car son enveloppe
charnelle avait été détruite quand il avait lancé ce fameux sort à Harry, sort
qui lui avait valu le surnom de « Celui qui a survécu ».
Le jeune garçon à la cicatrice, témoin de ces tragiques
évènements, savait que tant que l’un d’entre eux vivrait, ils se battraient
sans cesse.
Voldemort n’aurait de cesse de le poursuivre pour le tuer.
Il considérait Harry comme une insulte personnelle à son
pouvoir.
Il savait aussi que Dumbledore ferait tout pour le protéger.
Si jamais, le seigneur noir venait à réduire le château à un
tas de cendre, il aurait déjà bien avancé.
Le ministère de la magie refusait de croire aux menaces du
sorcier et tenait son retour pour folies et divagations d’un vieux magicien.
Harry savait parfaitement qu’il n'en était rien.
Le Seigneur Noir n’attendait que le moment de revivre pour
commencer son règne.
Il utilisait des moyens détournés pour arriver à ses fins.
Le jeune Potter était sûr que cela était son œuvre.
« Madame Mac Gonagall » commença le jeune garçon
aux yeux émeraude. « Je suis sûr que Voldemort est d’une façon ou l’autre
derrière ces évènements. »
Le nom du puissant ennemi fit dresser l’échine des
adolescents comme de la vieille femme.
« C’est possible Harry. » concéda t-elle.
Ils continuèrent à avancer prudemment.
Ils finirent par apercevoir les pans de mur, ainsi que le
plafond et le sol brûlés.
Il y avait des restes carbonisés.
Minerva leva son bras à l’horizontal, empêchant les
adolescents de s’approcher.
Elle s’agenouilla et toucha du bout de sa baguette les
restes carbonisés.
Elle reconnut tant bien que mal des serpents.
« Ce sont des serpents, ils sont morts. Je connais le
sort qui a été utilisé pour faire ceci. C’est un sorcier qui a fait ça. Je
pense que ces serpents devaient accompagner la dite créature.
Morts de peur, les élèves se rapprochèrent les uns des
autres.
Tout cela ne leur disait rien qui vaille.
Ils approchaient des appartements de Poutsouffle d’où
s’échappaient des bruits.
Que se passait-il ?
Leur curiosité à tous fut plus forte que la peur.
Ils n’avaient pas fait tout ce chemin pour reculer.
Prenant leur courage à deux mains, ils avancèrent de
concert.
***** *****
***** *****
Sirius luttait contre la créature, cette dernière le
dominait légèrement mais le sorcier refusait d’abandonner.
Chose étonnante, elle ne faisait pas de mal à l’animagus.
Severus avait remarqué que les attaques de la dite créature
étaient très puissantes.
Si elle avait employé tout son potentiel, ils auraient
vraiment été en très mauvaise position.
Pour une raison qu’il ignorait, cette créature ne voulait
pas faire de mal à Black.
Tuer les élèves et les professeurs ne la gênaient pas mais
faire souffrir l’ancien prisonnier oui.
Sirius l’avait remarqué.
Il profitait de cette faiblesse pour empêcher le monstre
d’attaquer son collègue à terre.
Le vent soufflait dans les fenêtres brisées.
Les tentures et les draps volaient à travers la pièce.
Severus admirait la détermination de son collègue.
Il commençait à regagner ses forces.
Encore un peu et ils pourraient lutter ensemble et vaincre
ce monstre.
Le monstre lança un sort que Sirius bloqua par un autre.
L’animagus donnait lui aussi des signes de fatigue.
Il n’avait pas eu un moment de répit.
Le combat semblait avoir duré des heures.
Au moins, les élèves étaient en sécurité.
C’était une bonne chose.
Le monstre avait lui aussi du mal à se mouvoir.
Padfoot avait fait des dégâts : la queue était meurtrie
et en sang.
L’épaule gauche n’était plus qu’un amas de chairs
sanguinolentes.
Le monstre attaqua à nouveau.
***** *****
***** *****
Minerva et les élèves arrivèrent dans les appartements de
Poutsouffle.
Ce qui les attendait était la concrétisation de leurs peurs
et de leurs angoisses les plus secrètes.
Les appartements, semblables à ceux des Gryffondors et des
Serpentards, avaient été dévastés.
On aurait dit qu’une tornade était passée et avait tout saccagée.
Des traces de sang étaient disséminées ça et là.
Minerva poussa un cri étouffé de terreur.
Il n’y avait plus un seul élève.
Où étaient-ils tous ?
Que s’était-il passé ?
Par Merlin, elle espérait qu’ils étaient vivants sinon elle
ne savait pas ce qu’elle pourrait faire mais cette chose allait souffrir, cela
était certain !!
D’ailleurs, la créature se tenait au centre de la pièce.
Gigantesque et menaçante, elle se tenait dressée sur ses
pattes.
Elle avait une queue ensanglantée et des griffes d’une
taille impressionnante.
De la bave coulait de sa gueule, elle ne semblait pas
souffrir de cette matière corrosive qu’elle créait.
Severus était assis livide, la baguette à la main dans ses
robes noires.
Epuisé, il observait le combat.
Minerva le connaissait suffisamment pour savoir qu’il
rassemblait ses dernières forces pour continuer à se battre malgré sa fatigue
physique et morale.
Snape n’était pas le genre d’homme à abandonner si
facilement.
S’il était à terre, c’est que la bataille avait dû être
ardue.
Sirius se tenait debout.
Son dos avec ses longs cheveux noirs était visible.
Sa baguette à la main, il avait crée un dôme de protection
alors que le monstre crachait une boule de feu des plus agressive.
Harry Potter, qui était le filleul de Sirius Black, frémit.
Son parrain était seul face à cette chose.
Sa fatigue était aussi évidente.
Il fallait qu’il fasse quelque chose.
« Sirius !! Fais attention ! » cria le
jeune Harry afin d’encourager celui qui était comme un père pour lui.
L’animagus détourna la tête pour voir ce qui se passait et
aperçut son filleul.
Que faisait-il ici ? Ne se rendait-il pas compte du
danger ?
« Harry ! Fuis avec les autres ! C’est trop
dangereux ici !! » ordonna le professeur affolé.
Il ne pourrait jamais protéger tant de personnes !!
Le monstre semblait aussi avoir constaté la présence des
autres personnes, c’était de la viande fraîche pour lui.
Il tourna la tête vers eux pour les regarder.
« Fuyez ! » ordonna Severus qui craignait le
pire.
Sirius lança un sort que la créature ignora.
Elle s’avança vers les nouveaux arrivants qui étaient morts
de terreur et qui se trouvaient ainsi dans l’incapacité de bouger.
Sirius agita à nouveau sa baguette, le monstre lui donna un
coup qui l’envoya rouler sur les côtés.
« Sirius ! » s’exclama Harry alors que
Severus se levait difficilement.
« Potter ! Ne faites pas de bêtises et
allez-vous-en ! » exigea le professeur des potions d’un ton sec et
froid.
Le jeune adolescent ignore son professeur détesté et se
précipitait auprès de son parrain.
Très inquiet pour celui qu’il aimait tant et le seul membre
de sa vrai famille à ses yeux, il n’avait cure de ce qu’on lui disait.
Alors qu’il traversait la pièce, la créature le vit et leva
la patte afin de saisir cet intrus.
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